En République démocratique du Congo, les principaux dirigeants de l’opposition ont appelé, jeudi, à la démission du président Félix Tshisekedi et à une grande manifestation contre un projet de révision constitutionnelle qui, selon eux, pourrait lui permettre de briguer un troisième mandat.
Lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa, la plateforme de l’opposition C64 a annoncé une mobilisation nationale le 22 juillet afin d’exiger le départ du chef de l’État.
« Cette marche dira non au coup d’État constitutionnel, non à la confiscation de la souveraineté populaire, non à la guerre sans fin et à la mauvaise gouvernance. Elle dira oui au respect de la Constitution, à la paix, à la justice et à l’alternance démocratique. Enfin, elle exigera la démission de M. Félix Tshisekedi, car il a trahi son serment constitutionnel », a déclaré Jean-Marc Kabund, l’un des leaders de l’opposition.
À deux ans de la prochaine élection présidentielle, les tensions politiques s’intensifient depuis que le Parlement, dominé par la majorité présidentielle, a adopté une proposition visant à prolonger la durée du mandat du président de la République.
Jean-Marc Kabund a également affirmé que l’opposition n’entendait ni suspendre ses actions citoyennes ni engager un dialogue avec le pouvoir tant que Félix Tshisekedi n’aura pas renoncé, « publiquement et définitivement », à son projet de modification de la Constitution, qu’il accuse de menacer l’unité nationale.
Âgé de 63 ans, Félix Tshisekedi dirige la République démocratique du Congo depuis 2019. Réélu en 2023, son second mandat, qui est également le dernier selon la Constitution actuelle, doit s’achever en 2028.
À ce jour, le président congolais n’a pas encore indiqué s’il promulguerait ou non le projet de loi controversé.

