Le gouvernement guinéen accorde un délai supplémentaire de six mois aux producteurs de sachets d’eau pour adapter leurs unités de production et mettre en place des solutions alternatives aux emballages plastiques.
Le gouvernement guinéen a annoncé, mercredi 7 octobre 2026, un moratoire de six mois sur la production des sachets plastiques utilisés pour le conditionnement de l’eau minérale et minéralisée.
La décision intervient quelques semaines après l’entrée en vigueur, le 21 septembre dernier, de l’interdiction des emballages et objets en plastique à usage unique. Selon le communiqué lu à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, François Faya Bourouno, le moratoire concerne exclusivement les sachets d’eau.
L’interdiction reste donc pleinement applicable aux autres catégories d’emballages et d’objets plastiques à usage unique visées par le décret.
Un délai pour s’adapter
Cette mesure fait suite à un recours gracieux introduit par les producteurs de sachets plastiques. Ceux-ci ont demandé un délai supplémentaire afin d’adapter leurs équipements, investir dans des emballages de substitution et mettre en place des mécanismes de collecte et de valorisation des déchets.
Le gouvernement justifie le moratoire par la nécessité de préserver la continuité de l’accès des populations à l’eau potable et de contribuer à la maîtrise des prix des produits de première nécessité.
Les autorités rappellent toutefois que le décret du 21 septembre 2024 avait déjà accordé deux années aux opérateurs, jusqu’au 20 septembre 2026, pour adapter leurs outils de production et adopter les emballages autorisés.
Des alternatives aux emballages plastiques
En parallèle du moratoire, le gouvernement annonce des mesures destinées à encourager la production et l’importation d’emballages biodégradables, de résine PET et de préformes.
Les opérateurs concernés sont également invités à mettre à profit ces six mois pour renforcer la collecte et la transformation des déchets plastiques.
Le suivi de la mise en œuvre de ces mesures sera assuré par la commission interministérielle présidée par le Premier ministre.
De leur côté, les autorités affirment constater, depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction, une adhésion progressive des citoyens et une tendance à la réduction des plastiques à usage unique dans les lieux publics.

