La ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Bintou Keita, a pris part au lancement des épreuves du concours de recrutement de 6 000 enseignants. À cette occasion, elle a souligné l’importance de renforcer les effectifs du personnel enseignant, notamment dans les régions, tout en précisant que cette première vague ne suffira pas à combler l’ensemble des besoins du système éducatif guinéen.
Selon la ministre, ce recrutement vise à répondre au déficit d’enseignants dans les établissements scolaires du pays. Elle estime que l’arrivée de 6 000 nouveaux enseignants constituera un apport positif pour le système éducatif, en particulier dans les zones confrontées à un manque de personnel.
Bintou Keita a également insisté sur la nécessité de mieux répartir les enseignants sur le territoire national. Elle a déploré la tendance de certains enseignants recrutés à privilégier Conakry au détriment des régions, où les besoins restent importants.
Interrogée sur la capacité de ce recrutement à résorber le déficit, la ministre a reconnu que les besoins dépassent largement les 6 000 postes annoncés, sans toutefois avancer de chiffres précis.
« Les 6 000 sont une première étape, une continuation d’étapes passées, et on va continuer les années subséquentes, c’est-à-dire 2027, 2028, 2029 », a-t-elle expliqué, précisant que l’objectif est de constituer progressivement un vivier d’enseignants capables de répondre aux besoins des salles de classe.
À terme, les autorités souhaitent éviter qu’un enfant se retrouve dans une salle de classe sans enseignant.
Un appel au calme et à la concentration
S’adressant aux candidats, la ministre les a invités à aborder les épreuves avec sérénité et concentration. Elle a notamment rappelé que le concours repose sur un questionnaire à choix multiples, qui exige une lecture attentive et des réponses précises.
Bintou Keita a également tenu à rappeler la différence entre un concours et un examen. Contrairement à un examen classique, le recrutement est limité au nombre de postes disponibles.
« Un concours n’étant pas un examen, on a un seuil : quel que soit le nombre de réussites, nous n’avons que 6 000 pour cette année », a-t-elle souligné.
Ce recrutement s’inscrit ainsi dans une démarche progressive visant à renforcer les ressources humaines du secteur éducatif guinéen. Les autorités entendent poursuivre les efforts au cours des prochaines années afin d’améliorer la disponibilité des enseignants et de favoriser un meilleur accès à l’éducation sur l’ensemble du territoire national.

