Une personne a été interpellée à Kankan dans le cadre d’une pratique dénoncée au Tribunal de première instance (TPI) de Kankan. Il s’agit de l’intervention de personnes étrangères au tribunal qui proposent aux citoyens de faciliter l’obtention de certains documents administratifs et judiciaires, moyennant des sommes supérieures aux tarifs officiellement fixés. Ibrahima 1 Camara, est procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan.
<<Nous avons constaté, depuis quelque temps, la présence au Tribunal de première instance de Kankan de certaines personnes qui n’y travaillent pas et qui ne sont associées à aucune activité du tribunal. Pourtant, ces personnes se rendent dans les quartiers pour dire aux citoyens qu’elles peuvent les aider à obtenir certains documents administratifs et judiciaires, notamment le casier judiciaire, l’extrait de naissance, entre autres.>>À-t’il fait savoir.
Selon le procureur, certaines personnes qui ne travaillent pas au tribunal et qui ne sont associées à aucune de ses activités se rendent dans les quartiers pour proposer leurs services aux citoyens, notamment pour l’obtention du casier judiciaire, de l’extrait de naissance et d’autres documents.
<<Le casier judiciaire, par exemple, coûte officiellement 50 000 francs guinéens au tribunal. Mais ces personnes se rendent dans les quartiers et demandent aux citoyens de payer 70 000, 80 000, voire 100 000 francs guinéens pour obtenir ce document. Après avoir encaissé cet argent, elles soustraient parfois 10 000, 20 000, voire 50 000 francs guinéens qu’elles gardent pour elles-mêmes, avant de venir au tribunal nous demander d’établir le document, en ne payant ensuite que les 50 000 francs correspondant au coût officiel.>>À-t’il expliquer.
Le procureur rappelle que ces pratiques sont formellement interdites au sein du tribunal et précise que les personnes qui n’y travaillent pas n’ont aucune habilitation à effectuer ces démarches au nom de l’institution.
<<Ces pratiques sont formellement interdites au sein de ce tribunal. Toutes les personnes qui n’y travaillent pas sont priées de quitter les lieux. Nous ne voulons plus voir des individus profiter de la situation pour soutirer de l’argent aux citoyens en leur faisant croire qu’ils sont habilités à effectuer ces démarches. Nous appelons donc les citoyens à la vigilance et à la dénonciation de toute pratique de ce genre.>> À-t’il laisser entendre.

