Le 5 juin, la planète se mobilise à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, placée cette année sous le thème « Mettre fin à la pollution plastique mondiale ». Coordonnée par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), cette journée est un moment clé pour rappeler l’urgence de lutter contre une crise environnementale majeure.
Depuis sa création en 1973, la Journée mondiale de l’environnement sensibilise le public aux enjeux cruciaux de la protection de notre planète. En 2025, l’accent est mis sur l’un des fléaux les plus omniprésents de notre époque : la pollution plastique. Des microplastiques retrouvés dans l’eau potable et les aliments jusqu’aux déchets visibles qui envahissent les océans, les sols et les écosystèmes, le plastique s’infiltre partout, avec des conséquences dévastatrices.
Chaque année, près de 11 millions de tonnes de déchets plastiques finissent dans les écosystèmes aquatiques, menaçant gravement la biodiversité et aggravant les crises climatique et sanitaire. De la production à l’élimination, le plastique représente une source majeure de pollution, contribuant directement à la dégradation de l’environnement et à la détérioration des conditions de vie dans de nombreuses régions du monde.
Cette réalité a également un impact humain profond. En 2024, les catastrophes environnementales ont provoqué environ 46 millions de nouveaux déplacements internes. À mesure que les risques climatiques s’intensifient, des millions de personnes seront forcées de fuir leurs foyers à la recherche de lieux plus sûrs. La pollution plastique, en contribuant à la crise écologique, joue un rôle indirect mais important dans ces migrations.
Face à ce défi, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rappelle que les migrants et les diasporas sont des acteurs clés de la transition écologique. Grâce à leurs compétences, connaissances et ressources, ils soutiennent des solutions durables, participent à la construction de communautés résilientes et contribuent à la lutte contre la pollution.
L’OIM s’engage à poursuivre ses efforts pour apporter des réponses durables aux personnes déplacées, tout en réduisant l’impact des déplacements humains sur l’environnement. L’organisation appelle également à une action concertée et ambitieuse de la part des gouvernements, entreprises et citoyens pour mettre fin à la pollution plastique, soutenir les populations vulnérables et bâtir une planète plus saine pour les générations futures.
En cette Journée mondiale de l’environnement, le message est clair : il est temps d’agir. La lutte contre la pollution plastique n’est pas seulement une priorité environnementale, c’est aussi une nécessité humanitaire et sociale.

