Passation de service ce vendredi 15 mars 2024 au ministère de la Justice et des droits de l’homme entre Alphonse Charles Wright, le ministre sortant et son successeur Yaya Kairaba Kaba précédemment Inspecteur général des services judiciaire et pénitencier. Dans son discours, le nouveau ministre de la Justice a promis de continuer sur les actions qui sont de nature à répondre aux attentes de la population.
« Je voudrais d’abord qu’on soit reconnaissant, envers ses bienfaiteurs. Monsieur le Ministre Charles Wright, mon frère, le destin a voulu que je vous succède à la tête de ce département, après avoir passé d’agréables moments de collaboration. Je vous remercie pour le service actif rendu à la république et pour la qualité de la collaboration, que vous avez bien voulu entretenir avec chacun des cadres du paysage judiciaire guinéen. Ma nomination à la tête du ministère intervient à un moment où la justice et les droits de l’homme font l’objet d’une demande, de la part des Guinéennes et des Guinéens. C’est d’ailleurs cette demande éprouvée, qui a conduit le CNRD à sa prise de responsabilité à déclarer la justice, comme la boussole qui doit guider les actions du gouvernement. À travers les postes que j’ai occupé tant dans les juridictions qu’à la chancellerie, je mesure les multiples défis à relever dans les domaines de conception, de mise en œuvre et de conception politique du gouvernement en matière de justice et des droits de l’homme. En tant que procureur, plusieurs fois dans plusieurs juridictions, puis inspecteur des services judiciaires et pénitentiaires, j’ai vu le meilleur et le pire aussi. Je m’inscris dans la logique de continuer les actions qui sont de nature à répondre aux attentes des populations, en termes d’accès à la justice, et en termes de réponse judiciaire, aux infractions, dont le droit de l’homme pour tous. Mes priorités seront entre autres : la continuité procès des événements du 28 septembre 2009, et la mise en place d’un fond spécial d’indemnisation des victimes. Je voudrais insister sur le fait que la justice ne doit pas se rendre dans la rue, ni sur les réseaux sociaux, ni dans les médias. L’honneur des hommes et des femmes pas plus aujourd’hui qu’hier, ne mérite d’être jeté en pâture. Le ministère de la Justice et des droits de l’homme veillera à ce que ces pratiques, qui touchent à la dignité des personnes, soient systématiquement poursuivies et sévèrement punies. Pour cela, je sais pouvoir compter sur l’engagement, et la loyauté de chacun, pour l’atteinte des objectifs qui nous sont ainsi assignés par Monsieur le Premier ministre, à travers les orientations stratégiques du Général Mamadi Doumbouya » a déclaré Yaya Kairaba Kaba.
Fatoumata Camara

