Les familles des deux activistes de la société civile enlevés décident de porter plainte contre les autorités de la transition. L’annonce a été faite dans un communiqué de presse de Me William BOURDON et de Me Vincent BRENGARTH, avocats de Madame Hawa Djan DOUKOURE, épouse d’Oumar Sylla alias Foniké Menguè, Madame Assiatou BAH, épouse de Mamadou Billo BAH et du FNDC.
Le dépôt de la plainte a eu lieu le lundi devant la Procureure de la République près le Tribunal de Paris pour des chefs de disparition forcée de Messieurs Mamadou Billo BAH et Oumar SYLLA.
« Aux termes de l’article 221-12 du code pénal : « Constitue une disparition forcée l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté d’une personne, dans des conditions la soustrayant à la protection de la loi, par un ou plusieurs agents de l’Etat ou par une personne ou un groupe de personnes agissant avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement des autorités de l’Etat, lorsque ces agissements sont suivis de sa disparition et accompagnés soit du déni de la reconnaissance de la privation de liberté, soit de la dissimulation du sort qui lui a été réservé ou de l’endroit où elle se trouve. La disparition forcée est punie de la réclusion criminelle à perpétuité. »
Les éléments portés à la connaissance des soussignés sont de nature à convaincre de la responsabilité de la junte militaire, dirigée par Mamadi Doumbouya, nommément visé dans la plainte, de Balla Samoura et de Aboubacar Sidiki Camara, dans les arrestations intervenues en les soustrayant à la protection de la loi et en faisant le choix du déni de la reconnaissance de la privation de liberté.
Tout doit être fait pour permettre la mise en liberté de Messieurs Oumar SYLLA et Mamadou Billo BAH. Il doit être mis un terme à l’impunité de ce régime. Il est du devoir des juridictions françaises d’intervenir en toute urgence. »

