Le procès en appel d’Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), s’est ouvert dans un climat de tensions et de vives contestations. Le MoDeL a publié un communiqué dans lequel il dénonce des pratiques jugées injustes et contraires aux principes démocratiques, remettant en cause la transparence du processus judiciaire.
Selon le communiqué, malgré une annonce interdisant strictement l’accès à la salle d’audience au public et aux journalistes, un groupe de personnes non identifiées et non affiliées au parti aurait été autorisé à y entrer, suscitant indignation et incompréhension.
« Cette situation soulève de graves interrogations sur les conditions d’équité, de transparence et d’impartialité de la justice guinéenne », indique le MoDeL, qui y voit une justice à deux vitesses.
Dans un geste fort, les avocats de la défense ont décidé de quitter la salle d’audience en signe de protestation, dénonçant eux aussi les conditions anormales du procès. Ce retrait spectaculaire a marqué un tournant dans cette procédure judiciaire déjà sous tension.
Le MoDeL prend à témoin l’opinion nationale et internationale, et affirme rester déterminé à défendre les droits de ses membres ainsi que le respect des principes démocratiques.
Ce nouvel épisode renforce les inquiétudes sur l’état de la justice en Guinée et pourrait avoir des répercussions politiques majeures dans les jours à venir.

