Ce lundi 23 juin 2025, la Guinée a donné le coup d’envoi du Baccalauréat unique sur l’ensemble du territoire national. Au total, 72 937 candidats, dont une part importante de filles, sont répartis dans 260 centres d’examen à travers les différentes régions du pays. Cette édition se déroule sous le signe de la rigueur, de l’équité et de la tolérance zéro face à la fraude.
Un lancement à haute portée symbolique
À Pita, le lancement officiel a été effectué par le Premier ministre Amadou Oury Bah, en présence du Chef de Cabinet du ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A), Abass Camara. Le Chef du gouvernement a saisi l’occasion pour exhorter les candidats à faire preuve de discipline et à éviter toute tentative de fraude. Il a également prodigué des conseils aux surveillants, appelés à jouer leur rôle dans le strict respect de l’éthique.
À Conakry, le top départ a été donné à l’école primaire du centre de Kaloum par la gouverneure de la ville, la Générale à la retraite M’Mahawa Sylla, accompagnée de hauts cadres du MEPU-A. Le même message de rigueur, de transparence et de sérieux a été réitéré, avec un accent particulier mis sur la responsabilité individuelle des candidats.
Matoto, Dabola, Ratoma… : mobilisation et vigilance sur le terrain
Dans la commune de Matoto, c’est le président de la délégation spéciale, Moussa Diallo, qui a lancé les épreuves au centre Lycée Léopold Sédar Senghor, en compagnie du Directeur Communal de l’Éducation, Sékou Kaba. Ce dernier a annoncé un effectif de 12 972 candidats, dont 6 197 filles, répartis dans 26 centres, y compris un centre pour l’enseignement franco-arabe. Il a insisté sur le dispositif sécuritaire mis en place pour garantir la crédibilité du processus et salué les efforts des autorités de la transition pour l’amélioration du système éducatif.
À Dabola, le centre unique du Lycée Barry Diawadou accueille 230 candidats, dont 80 filles, répartis dans les options Sciences sociales, expérimentales et mathématiques. Le DPE, Mouhamed Aissata Camara, a mis l’accent sur le respect strict des règlements généraux, interdisant notamment l’usage des téléphones dans les centres et réorganisant le processus d’ouverture des enveloppes de sujets.
Du côté de Ratoma, au centre école primaire Kipé 2, 456 candidats composent. Le chef de centre, Mountaga Souaré, a rappelé les mesures de tolérance zéro mises en place : pas de téléphone, pas de documents non autorisés, et une vigilance constante pour garantir une évaluation équitable.
Un cas de fraude à Dixinn : deux cartes d’examen identiques
Malgré les efforts de sécurisation, un cas de fraude a été signalé à Dixinn. Deux élèves ont été interceptés au centre Barry Diawadou avec des cartes d’examen aux renseignements identiques, selon Mamadi Konaté, DCE de la commune. Il a dénoncé une complicité manifeste dans certains établissements privés et promis des sanctions exemplaires. Des enquêtes sont en cours pour retracer l’origine de cette fraude.
Pour prévenir de tels incidents, des mesures drastiques ont été instaurées dans les centres de Dixinn : interdiction totale des téléphones, même pour les autorités, modification des procédures de distribution des sujets et fouilles renforcées.
Le Baccalauréat unique session 2025 s’ouvre dans un climat marqué par la rigueur, la transparence et l’engagement des autorités éducatives à restaurer la crédibilité du système. Malgré quelques incidents isolés, l’ensemble des acteurs semblent résolument tournés vers un examen équitable, gage d’un avenir plus prometteur pour la jeunesse guinéenne.

