Conakry, le 12 juillet 2025 – À un peu plus de deux mois du référendum constitutionnel, la Coalition pour le soutien du « Oui » au Référendum (CSoR) intensifie sa campagne. Ce samedi, 16 des 24 structures membres de la coalition, dont le Mouvement des Réformateurs de l’UFDG, se sont réunies pour réaffirmer leur engagement en faveur du projet de nouvelle Constitution.
Parmi les participants, on notait la présence du professeur Lamarana Pety Diallo, représentant du Mouvement des Réformateurs, une entité issue de l’UFDG. Une diversité qui illustre la volonté de la CSoR de rassembler au-delà des clivages politiques.
Une journée mémorable pour la CSoR
Ouvrant la rencontre, le président de la Coalition, Dr Ben Youssouf Keita, a qualifié ce 12 juillet de « journée mémorable ». Il a annoncé la signature prochaine d’une charte par les partis et mouvements membres, renforçant ainsi leur engagement collectif.
Dans son discours, Dr Keita a affirmé la détermination de la coalition à mener campagne jusqu’aux confins du pays : « Ni le vent, ni la pluie, ni l’état des routes ne nous arrêteront. Nous irons partout en Guinée faire triompher le Oui ».
Pourquoi voter Oui ? Les arguments du professeur Lamarana Pety Diallo
Pour le professeur Lamarana Pety Diallo, la nouvelle Constitution se distingue par son accessibilité et son équilibre entre innovation et continuité. « Le texte utilise un vocabulaire juridique compréhensible par le citoyen moyen. Il ne présente pas de lourdeurs syntaxiques qui risqueraient de rebuter les lecteurs », affirme-t-il.
Il souligne que la Constitution maintient des dispositions fondamentales, telles que l’article 1 sur la souveraineté nationale et les droits fondamentaux, tout en introduisant des avancées majeures. Il cite notamment l’obligation de la scolarité jusqu’à 16 ans (articles 2 et 21), une première en Guinée, calquée sur les pratiques des grandes démocraties comme la France.
Autre innovation saluée : l’instauration d’un Parlement bicaméral avec un Sénat, considéré comme une chambre des « sages », qui viendra enrichir le processus démocratique national.
Une Constitution de rupture et de continuité
Le professeur Diallo insiste sur la nécessité pour la Guinée de clore la phase transitoire enclenchée en septembre 2021 par le CNRD. « Ce texte parachève la refondation. Il clôt un cycle et ouvre la voie à une nouvelle République », affirme-t-il, avant d’ajouter : « C’est une Constitution moderne, garante de stabilité, de cohésion et de démocratie. »
Il appelle à voir dans ce référendum une opportunité de renouer avec l’esprit du 28 septembre 1958 : « Voter Oui, c’est honorer notre passé glorieux, assumer nos échecs et tracer notre avenir. »
Un appel solennel à la mobilisation
En conclusion, la CSoR a lancé un appel solennel à tous les Guinéens pour un vote massif en faveur du Oui, le 21 septembre prochain. Elle se dit prête à être « le fer de lance de la victoire », en soutien au président de la République, le général Mamadi Doumbouya.
« Ce jour-là, nous serons parmi les plus heureux du peuple », a déclaré Lamarana Pety Diallo appelant la presse et les médias à relayer largement ce message.

