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Accueil » Menacé, le président du Bloc Libéral interpelle le chef de l’État
Politique

Menacé, le président du Bloc Libéral interpelle le chef de l’État

By 17 juillet 2025Aucun commentaire2 Mins Read
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Dans une lettre ouverte au ton grave et solennel adressée au président de la Transition, Dr Faya Lansana Millimouno, président du Bloc Libéral, alerte sur des menaces sérieuses pesant sur sa vie, celle de sa famille et des cadres de son parti. Il en appelle à la responsabilité de l’État pour garantir leur sécurité.

Dans ce courrier daté du 14 juillet, le leader politique se dit contraint, « en tant que citoyen guinéen et responsable d’un parti légalement constitué », de s’adresser publiquement au chef de l’État, face aux « menaces croissantes » dont il fait l’objet depuis le début de l’année.

Selon lui, des sources concordantes et crédibles l’ont informé de manœuvres visant directement sa personne, incluant des projets d’enlèvement et d’élimination physique. Il fait également état d’une « surveillance inhabituelle » et de comportements suspects dans son environnement immédiat.

Le climat général, décrit comme marqué par des « intimidations », « disparitions forcées » et « arrestations extrajudiciaires », renforce ses inquiétudes. Dr Millimouno évoque notamment le cas d’autres figures publiques ayant été récemment victimes de traitements similaires, citant notamment Oumar Sylla alias Foniké Mengué, Mamadou Billo Bah, Sadou Nimaga ou encore Me Mohamed Traoré.

Il affirme avoir porté plainte contre X le 25 février dernier pour menaces de mort et injures. Deux plaintes ont été déposées : l’une au parquet général près la Cour d’appel de Conakry (n°248/25/2/2025), et l’autre au TPI de Mafanco (n°321/25/02/25). Aucune de ces procédures n’aurait connu de suite, déplore-t-il.

S’appuyant sur la Charte de la Transition, notamment ses articles 8, 10 et 23, ainsi que sur des instruments internationaux de défense des droits de l’homme, le président du Bloc Libéral appelle l’État à garantir sa sécurité physique et morale, et à respecter les droits fondamentaux reconnus aux citoyens guinéens, quels que soient leurs engagements politiques.

« Mon combat demeure pacifique, légal et résolument républicain », écrit-il, soulignant que ni son opinion ni ses prises de position publiques ne sauraient justifier des actes de terreur politique.

En guise de conclusion, Dr Faya Millimouno rappelle au chef de l’État sa responsabilité personnelle, à la fois juridique et historique, dans la protection des citoyens et le respect des engagements de la Transition. Il qualifie sa démarche non de défiance, mais « d’appel républicain », fondé sur la foi dans la loi et les institutions.

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