Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD) a annoncé récemment la levée de la suspension de l’Union des forces républicaines (UFR). Une décision qui, selon Mouctar Kalissa, membre du parti, ne constitue pas un véritable événement.
« Il faut situer l’histoire dans son contexte », explique Mouctar Kalissa. « L’UFR est une institution. Lorsque notre parti a été suspendu, nous avons reçu un courrier officiel du MATD. Si la sanction doit être levée, il nous faut également un écrit officiel. Ce n’est pas par la voix de la presse que nous saurons que notre sanction est levée. »
Il dénonce également des mesures incohérentes prises à l’encontre du leader du parti, M. Sidya Touré : « Ses documents administratifs, demandés depuis la Côte d’Ivoire via l’ambassade de Guinée, n’ont pas été renouvelés. On ne peut pas appliquer deux poids, deux mesures. »
Interrogé sur le fait que cette annonce n’est pas la première, Kalissa précise : « C’est la première information que nous recevons par la presse. Le MATD nous a déjà invités, mais nous avons décliné cette invitation car notre parti était suspendu. »
Quant à l’implication future de l’UFR dans le processus électoral en cours, il reste catégorique : « Il ne sera pas question de participer à la campagne référendaire actuelle. Nous n’avons jamais été associés à ce processus. L’UFR s’impliquera uniquement lorsque notre leader aura été rétabli dans tous ses droits. »
Mouctar Kalissa critique également certaines dispositions de la nouvelle constitution : « On parle d’âge pour exclure des candidats, mais ce n’est pas la capacité physique ou l’âge qui doit primer, mais la compétence et la capacité mentale d’un individu. Aujourd’hui, notre pays est mal orienté et la vérité n’est plus dite. »
Enfin, concernant le séjour de Sidya Touré en Côte d’Ivoire et le refus de renouveler ses documents administratifs, il se montre tout aussi ferme : « La réponse se trouve au palais. Pourquoi refuser les droits d’un citoyen guinéen, d’un homme d’État ? »

