Aboubacar Biro Soumah, président du Parti pour le Progrès et le Changement (PPC), a exprimé ses inquiétudes sur le déroulement de la campagne référendaire en cours dans le pays. Selon lui, cette campagne se déroule dans un « sens unique », dominé par les autorités en place, au détriment de l’équité et du pluralisme démocratique.
« Tout ce qui se passe sur le terrain est orchestré par les membres du gouvernement, les directeurs et chefs de services, au profit du oui. Les opposants et certains médias indépendants n’ont pratiquement pas la parole », a-t-il dénoncé.
Interrogé sur sa position face au référendum, Aboubacar Biro Soumah a précisé que son alliance a choisi de voter oui pour « permettre le retour à l’ordre constitutionnel » et garantir aux partis politiques la possibilité de participer pleinement aux futures élections. Il a souligné, toutefois, que ce choix ne doit pas occulter les manquements constatés dans le déroulement de la campagne.
Le président du PPC a vivement critiqué la mobilisation de l’administration publique pour soutenir le oui. « Chaque ministre, directeur national et chef de service est mobilisé pour battre campagne pour le oui. C’est anormal et cela met le pays à genoux », a-t-il affirmé, rappelant que lors des référendums passés, l’administration n’avait jamais été mise au service d’un camp politique.
M. Soumah a également pointé du doigt la Direction Générale des Élections, récemment mise en place, qu’il juge « peu encadrée et sans structure de contrôle effective ». Selon lui, cela crée un cadre électoral à sens unique, préparé pour favoriser un résultat prédéterminé.
Enfin, il a appelé à plus de vigilance et à une meilleure organisation électorale afin de garantir une démocratie véritablement participative, même dans le contexte du référendum du 23 septembre.
Aboubacar Biro Soumah : « La campagne se déroule dans un sens unique, et tout est préparé pour que le oui l’emporte. »

