Dans un contexte de profondes réformes institutionnelles et sociales en Guinée, le Directeur national de l’Agriculture, Dr Aboubacar Demba Samoura, se distingue par une vision claire et engagée du rôle stratégique de l’agriculture dans le développement économique et social durable de notre pays.
Se basant sur son expertise dans le secteur de l’agriculture et du développement rural, ses interventions démontrent que la nouvelle Constitution, qui reconnaît la valeur des langues nationales, place les femmes et les jeunes au cœur de l’action publique et ambitionne de faire de l’agriculture un moteur de croissance durable, trace pour la Guinée une voie audacieuse vers un avenir inclusif et prospère pour le monde rural.
En effet, l’intervention de Dr Samoura sur les implications de la nouvelle Constitution pour le secteur agricole met en lumière non seulement l’importance capitale de ce secteur, mais aussi la nécessité de l’adapter aux exigences contemporaines tout en restant fidèle à ses réalités de terrain.
« L’agriculture emploie plus de 85 % de la population guinéenne, dont une majorité est analphabète et n’a jamais été scolarisée. Il est donc de notre devoir, en tant que professionnels du secteur, de faire en sorte que ces populations tirent pleinement profit de leur travail », affirme-t-il avec conviction.
La nouvelle Constitution guinéenne consacre désormais une place centrale aux langues nationales dans les processus de communication et d’éducation. Pour Dr Samoura, il s’agit d’un tournant décisif pour le monde rural :
« Le fait d’intégrer les langues nationales comme instruments de vulgarisation est un levier puissant. Si dans le Fouta, on utilise le Poular, en Haute Guinée le Malinké, et en Guinée forestière les langues locales, la communication devient plus efficace et accessible. Cela facilite la diffusion des nouvelles technologies agricoles et le renforcement des capacités des producteurs. »
Cette réforme linguistique renforce la proximité entre l’État et les populations agricoles, en rendant l’information et les innovations accessibles dans les langues qu’elles maîtrisent le mieux.
La reconnaissance, d’une part, des rôles des femmes et des jeunes, et d’autre part de l’apport de l’agriculture dans le développement économique et social de la Guinée, est un autre point fondamental de la nouvelle Constitution, salué par le Directeur national de l’Agriculture. Il mentionne à ce propos : « Aujourd’hui, les femmes représentent plus de 70 % de la force de travail dans le secteur agro-pastoral, et les jeunes s’intéressent de plus en plus à ce domaine. Le fait que la Constitution leur accorde une place de choix est une reconnaissance méritée et un levier pour un développement inclusif. »

Pour Dr Aboubacar Demba Samoura, cette reconnaissance ouvre la voie à des politiques ciblées qui permettront non seulement de renforcer les capacités des jeunes et des femmes, mais aussi d’augmenter les budgets alloués au secteur agricole.
Le Directeur national insiste également sur la nécessité de changer de paradigme en matière de développement. Il soutient que l’agriculture, ressource durable par excellence, doit bénéficier des revenus issus des secteurs extractifs comme les mines :
« Les mines finiront un jour. Il faut donc utiliser leurs revenus pour libérer le potentiel agricole, qui est plus pérenne et structurant pour le développement. »
Il souligne que l’industrialisation du secteur agricole est désormais une priorité : installation d’unités de transformation, de fabrication d’engrais, de montage de machines agricoles… Tout cela contribuera à réduire la dépendance aux importations et à créer de la valeur localement.
Enfin, Dr Samoura salue le caractère inclusif de l’élaboration de la nouvelle Constitution, qui a impliqué toutes les couches sociales, y compris les paysans, trop souvent marginalisés dans les processus décisionnels.
« Une Constitution qui ne prend pas en compte les réalités du monde rural n’est pas faite pour nous. Celle-ci, au contraire, est issue de la base. Elle répond aux préoccupations du paysan, du citoyen lambda. »
Il voit dans cette nouvelle orientation un cadre propice au dialogue entre le monde intellectuel et le monde rural, permettant une meilleure cohérence entre les politiques publiques et les réalités de terrain.
Avec cette vision et la connaissance démontrée du secteur de l’agriculture par Dr Aboubacar Demba Samoura, l’agriculture guinéenne entame une nouvelle ère. Ainsi, le Directeur national de l’Agriculture s’impose, plus que jamais, comme l’un des artisans majeurs de cette transformation.
Laleman Guinée

