Le parti Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) traverse une période critique. Suspendu de ses activités, alors même que la date de la présidentielle est annoncée, le parti pourrait ne pas participer aux élections, ce qui constitue une menace pour son avenir. Dans un entretien exclusif, le professeur Lamarana Pety Diallo, figure des réformateurs du parti, met en garde contre les risques de fragmentation de ce grand parti de l’opposition.
Selon lui, certains responsables du parti auraient contribué à la situation actuelle par leur obstination à ne pas appliquer les décisions du ministère de l’Administration du territoire, chargé de la tutelle. Le professeur Diallo évoque également un épisode récent à l’international : « Alors que l’UFDG est suspendu, le président du parti s’est rendu au Canada pour présider la mise en place d’une fédération et tenir un meeting populaire. Cela s’apparente à une contestation flagrante de la décision du ministère de tutelle. »
Face à ce contexte, le combat des réformateurs est clair : « Notre objectif est de prendre la tête de l’UFDG et de tout faire pour que ce grand parti ne soit pas dissous à cause de l’obstination de certains cadres. L’UFDG est un patrimoine de ses militants et non de ses responsables », insiste Lamarana Pety Diallo.
Il appelle à l’unité des militants et des responsables : « Si nous ne nous réveillons pas, demain nous pourrions nous retrouver totalement à la marge, sans candidats aux élections présidentielle, législative, sénatoriale, communale ou communautaire. Il est indispensable d’organiser un congrès, quel qu’en soit la forme, pour récupérer le parti. »
Enfin, il lance un appel à tous les responsables hésitants, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, pour rejoindre le mouvement et permettre l’organisation rapide du congrès : « Nous ne sommes comptables de rien dans la gestion actuelle du parti et ne pouvons être accusés de quoi que ce soit. L’heure est à l’action pour sauver l’UFDG. »

