Bien que la Guinée traverse une période de transition politique, le pays continue de bénéficier de l’appui des institutions internationales. Cependant, cet appui ne signifie pas une soumission totale aux exigences de ces dernières.
Invité à se prononcer sur cette question, le politologue Dr Moussa Samoura estime que la communauté internationale n’a pas perdu de son influence. Selon lui, son poids politique se fait surtout ressentir lorsque les acteurs nationaux — qu’il s’agisse des responsables politiques ou du peuple — se montrent déterminés à infléchir le cours de la situation.
« Non, ce n’est pas parce que la communauté internationale a perdu sa crédibilité ou son influence. En politique, elle n’apporte son influence que lorsque les acteurs eux-mêmes sont décidés », a-t-il expliqué.
Revenant sur le déroulement de la transition en cours, Dr Samoura souligne qu’elle se mène comme si le pays était en situation normale, malgré certaines tensions politiques qu’il qualifie de « crises latentes ».
Pour lui, la principale préoccupation des partenaires internationaux réside dans la stabilité de la Guinée, en raison notamment de la forte présence des sociétés minières et des multinationales dans le pays.
« Ces sociétés ont besoin de tranquillité. Tant qu’elles sont rassurées sur la stabilité de la Guinée, il n’y a pas de raison pour que la communauté internationale continue de mettre une pression excessive sur l’État », a-t-il ajouté.
En conclusion, le politologue a lancé un appel à la paix et à la cohésion :
« Nous sommes tous des Guinéens. Notre souhait est que tout se passe bien et que la paix et la stabilité règnent dans notre pays. C’est tout le mal que nous pouvons souhaiter à la Guinée. »

