« Mon oncle, tu n’as pas envoyé mon petit oncle — mon fils, homonyme de mon père — pour que je puisse le voir ? »
« N’oubliez pas, tes sœurs et toi, d’aller rendre visite à votre tante Marie à Dubréka. Vous savez qu’elle ne compte que sur vous. »
« Merci mon oncle, que Dieu te bénisse et t’accompagne dans tout ce que tu fais et entreprends. Merci pour tout. Bonne nuit, à demain… »
Ces messages empreints d’émotion et de tendresse, semblables à des adieux, furent parmi les derniers mots que tu m’as adressés, avec insistance, lors de ma dernière visite à ton chevet à l’hôpital. Sur le chemin du retour, je priais pour toi, demandant à Dieu de te rendre la santé. Et je t’avais promis de tout faire pour accomplir les vœux que tu exprimais alors.
Hélas, la mort — cette visiteuse inévitable, qui frappe sans prévenir — vient de t’arracher à notre affection, alors même que nous avions encore tant besoin de toi. Depuis ce lundi 6 octobre 2025, il m’a fallu du temps pour réaliser que tu étais vraiment partie. Oui, il nous a fallu du temps pour comprendre, pour accepter et pardonner cette volonté divine. Car plus qu’une nièce, tu comptais énormément pour moi, pour papa, pour tes enfants Marie, Capi, Fatou, pour Danian, pour Vieux, pour ton époux — mon beau-frère —, pour tes amis, ta famille et tous ceux qui t’ont connue.
Ton vœu le plus cher, celui d’être accompagnée à ta dernière demeure à N’Zoo, ta terre natale, a été exaucé. Permets-moi de te dire que le privilège fut le nôtre de t’avoir eue dans nos vies. Ton départ laisse un grand vide, difficile à combler, mais il nous rappelle une fois encore que seul Dieu est le Maître du temps et de notre destin.
Ce vendredi, au pied de ta tombe, au moment où tu t’apprêtes à effectuer ton ultime voyage, je veux que tu retiennes ceci : ceux que nous aimons ne meurent jamais. Et pour reprendre les mots du célèbre poète et dramaturge français Victor Hugo :
« Les morts sont des invisibles, mais non des absents. »
Tu seras et resteras à jamais présente dans nos cœurs et nos esprits.
Tu vivras avec nous, et pour toujours.
Qu’Allah Subhanahu wa Ta’ala t’accorde son Paradis Firdaous.

Ton bien-aimé oncle,
Tomou TRAORÉ

