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Santé: Quand le manque de communication et d’humanité ternit le service public

By 14 octobre 2025Aucun commentaire4 Mins Read
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Hôpital Ignace Deen
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Conakry, 14 octobre 2025 — Ce Mardi matin, une visite de routine pour accompagner une amie hospitalisée à l’hôpital Ignace Deen s’est transformée en une expérience frustrante, révélatrice de plusieurs défaillances persistantes dans la gestion de l’accueil dans certains établissements publics de santé en Guinée.

Dès l’entrée, un constat s’impose : le ton est plus à la confrontation qu’à la compréhension. À la porte principale, un vigile, visiblement débordé ou mal formé, refuse l’accès à plusieurs accompagnants de patients, sans ménagement. Pourtant, ces derniers, souvent des proches venus aider ou apporter des effets personnels, ne cherchent qu’à apporter un soutien humain et logistique essentiel à leurs malades.

« Monsieur, laissez-moi rentrer, ma sœur est seuls dedans. J’étais sorti acheter du Pampers pour elle », suppliait un patient.

La réponse du vigile est ferme, sèche et sans alternative : « Personne ne rentre ici, c’est l’heure de la visite générale. En plus, je ne veux pas de monde devant ma porte ! »

Ce type d’échange, malheureusement courant, témoigne d’un manque criant de formation en communication, d’empathie et surtout d’humanité dans un lieu censé accueillir des personnes vulnérables. À Ignace Deen comme dans bien d’autres hôpitaux publics du pays, il ne s’agit pas seulement d’appliquer des consignes de sécurité, mais aussi de comprendre les réalités sociales et culturelles guinéennes, où la présence familiale autour d’un patient est aussi thérapeutique que les soins eux-mêmes.

Le malaise ne s’arrête pas à la porte. À l’intérieur, le comportement de certaines sages-femmes laisse également à désirer. Plusieurs témoignages de patientes rapportent des cas d’indifférence, de propos déplacés et de manque d’attention lors des soins. Pour des femmes déjà fragilisées par la douleur ou l’accouchement, ce climat peut être traumatisant.

« On te parle mal comme si tu étais un fardeau. On oublie que c’est toi la patiente et que tu as droit à un minimum de respect », confie une jeune mère.

Le vigile, interrogé sur sa fermeté, invoque des consignes strictes émanant du ministère de la Santé :

« Ils ont ordonné de ne plus laisser entrer de femmes voilées ou masquées, car ce sont des gens ainsi déguisés qui ont volé un bébé ici. »

Si la sécurité des nouveau-nés est évidemment une priorité, elle ne saurait justifier une politique discriminatoire ou stigmatisante à l’égard de certaines femmes, notamment celles portant le voile ou un masque médical. Ce genre de décisions, prises sans nuance ni protocole clair, risque davantage d’alimenter la frustration et de créer des tensions inutiles.

Face à ces situations répétées, de plus en plus de Guinéens — malgré les coûts élevés — se tournent vers les cliniques privées, perçues comme mieux organisées, plus accueillantes et surtout plus respectueuses de la dignité des patients.

« On préfère payer cher mais être traité avec respect que de venir ici et se faire crier dessus », lâche un accompagnant, visiblement exaspéré.

Et maintenant ?

Il est urgent que les autorités sanitaires revoient la politique d’accueil dans les hôpitaux publics. Cela passe par :

Une formation obligatoire en communication et accueil humain pour les vigiles, agents de sécurité et personnels administratifs.

La mise en place de procédures d’entrée claires, affichées publiquement, et expliquées calmement aux visiteurs.

Un encadrement rigoureux mais respectueux des consignes de sécurité, sans discrimination ni abus de pouvoir.

Une supervision régulière du personnel de santé pour garantir un traitement digne aux patients, en particulier dans les services sensibles comme la maternité.

La santé publique ne devrait pas être synonyme d’humiliation. L’hôpital est un lieu de soin, mais aussi d’écoute, de compassion et de respect. Il est temps que cela devienne une réalité partout en Guinée.

Laleman Guinée

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