Le président du mouvement Nos Valeurs Communes, Étienne Soropogui, a annoncé ce vendredi son retrait de la course à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre prochain. Dans une déclaration empreinte d’émotion et de responsabilité, l’ancien candidat a expliqué les raisons de cette décision, qu’il qualifie d’« acte républicain » et de « respect des règles démocratiques ».
« Je n’ai pas pu réunir le nombre de parrainages requis pour valider ma candidature. C’est donc avec un sens élevé des responsabilités que je vous annonce mon retrait de la course présidentielle », a déclaré M. Soropogui, précisant que ce retrait ne constitue pas un renoncement à ses idéaux.
Un engagement de longue haleine
Militant de la démocratie et acteur connu de la société civile guinéenne, Étienne Soropogui a rappelé le prix de son engagement : privations de liberté, atteintes à sa santé et lourdes conséquences sur sa vie familiale et financière.
Il avait officialisé sa candidature le 18 octobre dernier, motivé, dit-il, « par la foi et la volonté de servir » son pays. Durant les semaines suivantes, il avait mené une série de rencontres à travers le pays, recueillant les attentes et aspirations des citoyens.
Un retrait sous le signe du respect institutionnel
Pour l’ancien candidat, la décision de se retirer découle avant tout d’un attachement profond aux valeurs républicaines :
« Ce retrait n’est pas un renoncement. C’est un acte de respect envers les règles qui fondent notre vivre-ensemble et une contribution à la préservation de la dignité du débat démocratique. »
Refusant « la tentation du ressentiment et de la division », Étienne Soropogui a salué l’engagement de ses partisans et les a invités à transformer leur mobilisation en « vigilance citoyenne et action constructive ».
L’éducation, priorité nationale
Dans sa déclaration, le président de Nos Valeurs Communes a réitéré l’une de ses convictions majeures : la nécessité de faire de l’éducation « une urgence nationale ».
« L’école doit être le cœur battant de notre transformation sociale, économique et civique. Sans école forte, il n’y aura pas de République forte », a-t-il insisté.
Un appel à une campagne apaisée
Enfin, Étienne Soropogui a lancé un message aux candidats toujours en lice, les exhortant à mener une campagne « digne, transparente et centrée sur des propositions concrètes au service du peuple guinéen ».
Sa déclaration se conclut sur une note d’unité et d’espoir :
« Vive la République. Vive la paix sociale. Vive la Guinée. »

