La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé que plus de 1 900 personnes ont été tuées dans 450 attaques terroristes enregistrées en 2025 dans la région.
L’annonce a été faite mardi par le président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray, lors des discussions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le renforcement de la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
Selon le site officiel de l’organisation, Dr Touray a averti que le terrorisme s’est propagé au-delà du Sahel et du bassin du lac Tchad pour menacer l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. Il a indiqué, sur la base des systèmes d’alerte précoce, que la région a enregistré 450 attaques ayant fait plus de 1 900 morts en 2025.
Le responsable a également déploré que les groupes extrémistes mènent une guerre économique, notamment en restreignant l’accès au carburant et en paralysant le commerce. La CEDEAO, souligne la même source, accélère le déploiement de sa force en attente, forte de 1 650 hommes, et qui devrait atteindre 5 000 avec l’appui des États membres et des partenaires internationaux.
Créée en 1975, la CEDEAO comptait initialement quinze pays : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone et Togo. Le 29 janvier 2025, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont officiellement annoncé leur retrait de l’organisation, qu’ils accusent d’être « instrumentalisée » par des puissances étrangères, dont la France. Outre ces trois pays, d’autres États de la région — notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Togo — sont également confrontés à des attaques terroristes

