À l’approche des élections législatives et communales en Guinée, la question du traitement des cas de décès parmi les candidats suscite des interrogations. À ce sujet, Djenabou Touré a apporté des éclaircissements importants sur la procédure administrative et électorale à suivre.
Prenant l’exemple du regretté Elhadj Mamadou Sylla, figure marquante de la scène politique et du monde des affaires guinéen, elle a rappelé les étapes officielles qui encadrent la déclaration d’un décès. Elle a également tenu à rendre hommage à l’homme disparu, saluant son parcours et priant pour le repos de son âme.
Selon les explications fournies, la procédure commence par la déclaration officielle du décès. Celle-ci est suivie de l’établissement de deux documents essentiels : l’acte de décès et l’autorisation d’inhumation. Ces pièces attestent formellement que la personne a été mise en terre.
Au niveau de la commune, notamment à Dixinn dans ce cas précis, l’officier d’état civil est chargé d’établir le certificat de décès. Ce document est ensuite enregistré et une copie est transmise au Registre National des Personnes Physiques (RNPP). Cette étape est cruciale, car elle permet de mettre à jour les données administratives.
Ainsi, une fois le certificat de décès intégré dans le système, la personne concernée est automatiquement retirée du fichier électoral et ne peut plus apparaître sur une liste. Djenabou Touré insiste sur le fait que cette mise à jour ne relève pas directement de la Direction Générale des Élections (DGE), mais bien d’un processus administratif rigoureux impliquant plusieurs étapes successives.
Elle souligne également que ce système est en cours de modernisation afin de le rendre plus efficace et fiable, même si tous les détails techniques ne sont pas encore largement expliqués au public.
Enfin, sur le plan juridique, l’article 169 est explicite : en cas de décès d’un candidat après le dépôt des dossiers, le parti politique concerné est tenu de désigner un remplaçant. Dans le cas évoqué, cette disposition avait déjà été appliquée.
En résumé, la gestion des cas de décès dans le processus électoral guinéen repose sur une chaîne administrative bien définie, garantissant la transparence et la mise à jour des listes électorales conformément à la loi.
Laleman Guinée

