Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a affirmé jeudi que le Mali n’avait reçu aucune confirmation officielle des États-Unis concernant une éventuelle intervention militaire américaine sur son territoire. Il a insisté sur la capacité du pays à assurer lui-même sa sécurité et à défendre sa souveraineté.
S’exprimant à Bamako en marge du lancement de BAMEX 2026, le salon international consacré à la défense et à la sécurité, le chef de la diplomatie malienne a réagi à un article du Washington Post évoquant un projet de l’administration Trump visant une opération contre le JNIM, groupe affilié à Al-Qaïda actif au Mali et dans plusieurs pays du Sahel.
« Nous n’avons reçu aucune confirmation officielle des États-Unis. Le Mali ne reste pas les bras croisés en attendant que d’autres viennent résoudre ses problèmes. Le Mali compte sur son intelligence, ses ressources et ses forces de sécurité », a déclaré Abdoulaye Diop.
Relations avec l’Algérie
Interrogé sur les relations entre Bamako et Alger, le ministre a indiqué que le Mali privilégie une coopération fondée sur le respect mutuel et la non-ingérence.
« Des premiers pas ont été posés pour le dégel de nos relations avec l’Algérie. Tout ce que le Mali souhaite, c’est que sa souveraineté soit respectée et qu’il n’y ait aucune ingérence dans ses affaires intérieures », a-t-il souligné.
Coopération renforcée avec la Turquie
Cette déclaration intervient alors que le Mali poursuit le renforcement de ses partenariats dans le domaine de la défense, notamment avec la Turquie.
Prévue en novembre 2026, la deuxième édition de BAMEX réunira plusieurs entreprises spécialisées dans l’industrie de défense, après une première édition marquée par la participation de sociétés turques de premier plan. Les autorités maliennes présentent cet événement comme un levier pour diversifier leurs partenariats sécuritaires et renforcer les capacités nationales en matière de défense.
Selon le Washington Post, l’administration américaine étudierait une éventuelle opération contre le JNIM, organisation armée affiliée à Al-Qaïda dont le chef, Iyad Ag Ghali, est recherché et désigné comme terroriste par les États-Unis. À ce stade, aucune annonce officielle n’a toutefois été faite par Washington.

