Un an jour pour jour après la disparition forcée d’Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, et de Mamadou Billo Bah, l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce mercredi, la coalition dénonce avec vigueur ce qu’elle qualifie de « stratégie délibérée de terreur » menée par la junte au pouvoir en Guinée, pour faire taire les voix dissidentes.
Selon l’ANAD, les disparitions de ces deux figures emblématiques du combat citoyen ne sont pas des cas isolés. L’organisation dénonce une série d’enlèvements, d’arrestations arbitraires et de traitements inhumains à l’encontre d’autres citoyens, parmi lesquels Marouane Camara, Sadou Nimaga, Aliou Bah, Abdoul Sacko et plus récemment Maître Mohamed Traoré. Certains sont toujours portés disparus, d’autres ont été condamnés ou ont subi de graves violations de leurs droits fondamentaux.
Pour l’ANAD, le « crime » de ces citoyens est d’avoir osé dénoncer les dérives autoritaires de la junte et sa volonté de confisquer le pouvoir. Elle accuse les autorités de multiplier les intimidations et les violences à l’encontre des leaders politiques et des acteurs de la société civile.
Face à cette situation, la coalition politique exige la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes détenues arbitrairement, notamment Foniké Menguè, Mamadou Billo Bah, Marouane Camara, Sadou Nimaga et Aliou Bah. Elle appelle aussi à l’identification, la poursuite et la traduction en justice des auteurs et complices de ces exactions.
Enfin, l’ANAD adresse un message de solidarité aux victimes de cette « dérive autoritaire » et salue l’engagement du Barreau de Guinée aux côtés de Maître Mohamed Traoré.


