Le Syli local a lancé son CHAN 2025 par une victoire précieuse face au Niger. Un succès certes salué, mais abordé avec lucidité aussi bien par les observateurs que par le staff technique. Entre satisfaction mesurée et appels à la rigueur, les réactions post-match en disent long sur l’état d’esprit autour de l’équipe.
Parmi les premières voix à s’exprimer, celle du journaliste sportif Paul Fatiya Tounkara, qui s’est dit impressionné par l’attitude physique des joueurs guinéens. « Ce qui m’a marqué, c’est la capacité qu’a eue cette équipe à tenir physiquement, à répondre présent dans les duels. Même si on était un tout petit peu court par rapport au profil de notre adversaire, on était là », a-t-il déclaré après la rencontre.
Pour lui, cette prestation est le fruit d’un travail en profondeur : « Ça prouve que le temps de préparation conséquent que nous avons eu va payer. Maintenant, il faut rester modeste et humble. Après une victoire, il faut redescendre sur terre le plus vite possible, car devant nous, ce sont de véritables montagnes qui se dressent : l’Ouganda, pays hôte, soutenu par tout un stade, l’Algérie, finaliste de la dernière édition, et l’Afrique du Sud, avec l’un des meilleurs championnats du continent. »
Souleymane Abedi Camara : une colère constructive
Du côté du staff technique, le sélectionneur Souleymane Abedi Camara n’a pas caché sa frustration après une première mi-temps jugée décevante. « J’étais très furieux dans le vestiaire parce que je n’ai pas reconnu mon équipe », a-t-il lancé.
Mais la seconde période a montré un tout autre visage : « Ils ont écouté les consignes données. Nous étions en place. Quand on perdait le ballon, ils étaient tous derrière pour défendre. L’action du but a été préparée. »
Malgré cette première victoire, Abedi insiste sur la nécessité de rester concentré : « Félicitations aux joueurs et à tout le staff, mais c’est à nous de continuer à être sérieux. Gagner un match, c’est bien. Préparer la continuité, c’est encore mieux. »
Un sursaut collectif après un début poussif
Le staff reconnaît que les débuts ont été difficiles : « Pendant 25 minutes, nous n’avons pas du tout existé. On avait même du mal à enchaîner quatre ou cinq passes. »
Mais les ajustements tactiques et les changements opérés à la pause ont permis de redresser la barre :
« Il y a eu des changements, un discours fort, et les joueurs ont compris pourquoi ils sont là. Nous avons résisté, puis récupéré le match. »
Cap sur les prochains défis
Le Syli local doit désormais maintenir l’intensité et l’exigence face à des adversaires de taille. Avec un état d’esprit combatif et une lucidité affichée par le staff comme par les observateurs, la Guinée peut aborder la suite de la compétition avec ambition, mais sans excès de confiance.

