À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des sapeurs-pompiers, le 4 mai, le directeur général adjoint de la protection civile, le colonel Mohamed Lamine Diakité, a dressé un état des lieux du fonctionnement des services de secours en Guinée. Entre renforcement des capacités et difficultés liées à l’urbanisation, le responsable se veut à la fois rassurant et réaliste.
Des moyens en forte augmentation
invité de nos confrères de Bonheur FM, Selon le colonel Diakité, la protection civile guinéenne a connu une amélioration notable ces dernières années, notamment après l’incendie du dépôt d’hydrocarbures de Coronthie, qui avait mis en lumière les insuffisances du dispositif national. « Avant cet incendie, la Guinée ne disposait que de 17 véhicules d’intervention. Aujourd’hui, nous avons plus de 250 véhicules sortis d’usine », a-t-il indiqué. Ce renforcement logistique s’inscrit dans une vision de modernisation impulsée par les autorités, visant à doter le pays d’un système de secours plus performant.
Extension des casernes à Conakry
Dans le même élan, plusieurs nouvelles casernes ont été créées dans la capitale, notamment à Matam, Bambéto, Sonfonia, Enta et Kagbelen. Ce qui porte désormais à plus de huit le nombre de centres de secours opérationnels à Conakry. L’objectif affiché est de réduire les délais d’intervention et d’améliorer la couverture du territoire.
L’obstacle des embouteillages
Malgré ces avancées, des défis importants persistent. Le colonel Diakité souligne notamment les difficultés liées à la circulation dans la capitale. « La configuration de Conakry, marquée par de nombreux embouteillages, ne nous permet pas toujours d’arriver rapidement sur les lieux », a-t-il reconnu. Toutefois, il assure qu’une fois sur place, les équipes interviennent efficacement pour maîtriser les sinistres.
Appel à la collaboration des citoyens
Face à la recrudescence des incendies dans certains quartiers, le directeur général adjoint de la protection civile appelle les citoyens à adopter des comportements responsables.
Il invite notamment les populations à se rapprocher des casernes pour bénéficier de formations en premiers secours, à apprendre à utiliser les extincteurs et à alerter rapidement les services d’urgence en cas d’incendie.
Le colonel Diakité insiste également sur la nécessité de faciliter le travail des pompiers sur le terrain. « Les sapeurs-pompiers viennent pour limiter les dégâts. Il est important de les laisser travailler dans de bonnes conditions », a-t-il rappelé.
Vers une amélioration progressive
En dépit des contraintes actuelles, les autorités se montrent optimistes. Avec la finalisation des nouvelles casernes et le déploiement progressif des équipements, les délais d’intervention devraient être considérablement réduits dans les mois à venir. « Très bientôt, nous serons en mesure de répondre plus rapidement aux appels des populations », a conclu le colonel Diakité.

