La fin de l’année scolaire 2025-2026 en Guinée est marquée par un calendrier officiel réaménagé. Les cours prennent fin le samedi 30 mai 2026, avant les compositions de fin d’année et examens blancs prévus du 2 au 13 juin. Les examens nationaux, quant à eux, se dérouleront du 18 juin au 03 juillet 2026.
Au lycée Titi 2, situé entre Simbaya et la Tannerie, les programmes scolaires sont déjà achevés. Toutefois, l’établissement attend le signal officiel des autorités éducatives avant le lancement des évaluations.

Dans une interview accordée à nos confrères de la Radio Horizon FM, le censeur de l’établissement, Almamy Fodé Sylla, affirme que les élèves poursuivent actuellement les séances de révision, notamment les candidats des classes terminales. « Les programmes sont achevés. Nous voulions même commencer les compositions, mais l’ordre est venu de plus haut de ne pas commencer avant le 30 mai. Donc, nous avons respecté cette décision », explique-t-il. Selon lui, les élèves des classes d’examen restent mobilisés aux côtés des enseignants jusqu’en soirée afin de renforcer les révisions avant les évaluations officielles.
Mais au-delà des préparatifs pédagogiques, le lycée Titi 2 fait face à d’importantes difficultés de fonctionnement. Le censeur dénonce notamment le manque de prise en charge des charges essentielles de l’école. « Les toilettes sont presque remplies. L’eau et le courant sont pris en charge par les encadreurs de l’école », regrette Almamy Fodé Sylla. Le responsable rappelle également que cet établissement constitue le seul lycée public de la zone, dans un secteur où les infrastructures éducatives restent insuffisantes. « De Yimbaya jusqu’ici, c’est le seul lycée. Même les écoles privées sont rares dans l’entourage », souligne-t-il.
Face à cette situation, le censeur lance un appel pressant aux autorités compétentes afin qu’elles apportent un soutien concret à l’établissement, notamment pour l’amélioration des infrastructures, l’accès à l’eau et à l’électricité ainsi que la rénovation de l’école. « Nous demandons à l’État de nous prendre en charge, de renouveler les installations et de donner au lycée les moyens nécessaires pour fonctionner correctement », a-t-il plaidé.

