Les services spéciaux chargés de la lutte contre le crime organisé ont présenté à la presse, ce jeudi, quatre individus accusés de trafic de produits pharmaceutiques prohibés, notamment du tramadol surdosé et du diazépam. Cette opération a été menée sous l’instruction du secrétaire général à la Présidence chargé des services spéciaux et de la lutte contre le crime organisé, sous le contrôle du procureur compétent.

Selon le commissaire principal de police Foromo Soropogui, chef de division à la Direction centrale de lutte contre le crime organisé, les suspects ont été interpellés le mardi 19 mai 2026 à Madina, en possession d’une importante quantité de médicaments prohibés.
Les personnes arrêtées sont identifiées comme Kourouma Aboubacar, Kamissoko Mohamed Moussa, Adama Kourouma et Ousmane Chérif. Elles auraient été trouvées avec 9 200 comprimés de tramadol dosés à 225 mg et 250 mg, ainsi que des boîtes de diazépam. Les agents ont également saisi une somme de 46 millions de francs guinéens, considérée comme provenant de la vente de ces substances.
Face à la presse, le commissaire Foromo Soropogui a rappelé les dangers liés à la consommation abusive de ces produits. Il a expliqué que le tramadol est un antidouleur puissant dont l’usage hors prescription médicale peut provoquer des overdoses graves, des troubles cardiaques et même des arrêts cardio-respiratoires. Quant au diazépam, il est normalement utilisé comme relaxant et tranquillisant sous contrôle médical.
« Dès lors que ces médicaments sortent du circuit normal de distribution ou sont consommés en dehors des prescriptions médicales, ils sont considérés comme des drogues », a-t-il insisté.
Le responsable policier a également salué les efforts des autorités de la transition dans l’assainissement du secteur pharmaceutique guinéen depuis l’arrivée du CNRD au pouvoir. Selon lui, ces actions ont permis à la Guinée d’améliorer considérablement le contrôle du marché des médicaments.
Lors de la présentation, l’un des présumés trafiquants, Adama Kourouma, a reconnu les faits, selon les autorités, sans contrainte physique ni morale. Toutefois, l’échange avec les journalistes a été compliqué par des difficultés linguistiques, le suspect s’exprimant principalement en langue malinké.
Les quatre individus seront prochainement traduits devant les juridictions compétentes pour répondre des faits qui leur sont reprochés.

