Le Gouvernement à travers le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation poursuit l’installation des délégations spéciales. Pendant que certains acteurs politiques dénoncent un « acte illégal » et « illégitime », certains acteurs de la société civile saluent cette mesure. C’est le cas d’Ibrahima Aminata Diallo, membre de la Coalition nationale des associations pour la paix et le développement (CONAPAID). « Comme on le dit souvent, nous sommes dans une situation exceptionnelle » commente l’activiste. Il pense que cette mise en place des délégations spéciales a un peu retardé. « Il faut saluer la mise en place de ces délégations. Parce qu’il faut le faire. Le temps presse. Il faut qu’on aille vite pour le retour à l’ordre constitutionnel » se réjouit le jeune leader de l’axe Hamdallaye Kagbelen.
Concernant la feuille de route de ces délégations, Ibrahima Aminata Diallo pense que les nouveaux responsables doivent uniquement gérer les affaires courantes et accompagnement le processus de retour à l’ordre constitutionnel. « Ils doivent maintenir le plan de développement local en place pour gérer les affaires courantes et travailler pour accompagner les recensements (RGPH et le RAVEC) afin que nous puissions aller vite vers les élections. La seule mission, c’est d’accélérer cela pour que les citoyens puissent s’enrôler rapidement. S’ils vont au-delà de ça et ils travaillent pour rester longtemps, ça serait créér une nouvelle crise. »
Il faut ajouter que dans la soirée du jeudi, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a nommé encore plusieurs présidents et membres des délégations spéciales à Faranah et Kissidougou.

