Les présidents burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, malien, le colonel Assimi Goïta et nigérien, le général Abdourahamane Tiani ont acté, samedi, la création de la ‘’Confédération des États du Sahel’’.
Ils ont pris cette décision à l’issue du premier sommet de l’Alliance des États de l’Afrique de l’Ouest (AES) qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, tenu dans la capitale nigérienne Niamey.
‘’Nous, chefs d’État du Burkina, de la République du Mali et de la République du Niger, membres de l’AES, avons décidé de la création de la confédération des États du Sahel’’, indique une déclaration publiée à l’issue du sommet et lue par le ministre nigérien des Affaires étrangères et de la coopération.
La Confédération des États du Sahel fait suite à l’Alliance des Etats du Sahel créée le 16 septembre dernier, suite à la menace brandie par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) de recourir à une intervention militaire pour rétablir le président renversé du Niger Mohamad Bazoum. Ouagadougou, Bamako et Niamey avaient annoncé en janvier leur départ de la Cédéao, une organisation qu’ils jugent ‘’instrumentalisée’’ par la France, ex-puissance coloniale avec laquelle ils ont multiplié les actes de rupture.
L’AES couvre l’espace géographique du Liptako-Gourma, une région historique transfrontalière de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, partagée entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

