Une alliance d’une vingtaine de partis d’opposition ivoiriens a annoncé qu’elle organisera son premier rassemblement le 31 mai à Abidjan, à cinq mois des élections présidentielles.
L’opposition intensifie ses critiques à l’égard du gouvernement depuis qu’une quatrième personnalité politique a été déclarée inéligible fin avril pour le scrutin du 25 octobre.
Des milliers de militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) se sont mobilisés les 3 et 4 mai pour contester cette décision.
Trois autres figures de l’opposition, candidates potentielles, sont également absentes de la liste électorale en raison de condamnations. Cela inclut l’ancien président Laurent Gbagbo, son ancien collaborateur Charles Blé Goudé, et l’ancien chef rebelle Guillaume Soro.
La CAP-CI a demandé à ce qu’ils soient réintégrés sur la liste électorale.
Simone Ehivet Gbagbo a signalé une intensification des tensions et une détérioration de l’environnement socio-politique, en s’inquiétant d’une possible aggravation de la situation. Elle a également dénoncé le manque de dialogue politique de la part du gouvernement et a plaidé pour des élections inclusives et pacifiques.
Du côté du parti au pouvoir, aucun candidat n’a encore été désigné. Cependant, le président Alassane Ouattara, 83 ans, en fonction depuis 2011, a exprimé sa volonté de continuer à servir son pays.

