En Côte d’Ivoire, la Commission électorale a annoncé la victoire écrasante du président sortant Alassane Ouattara, crédité de 89,7 % des voix à la présidentielle. Le scrutin, marqué par une participation d’environ 50 %, a vu ses principaux rivaux Jean-Louis Billon (3 %) et Simone Gbagbo (2,4 %) largement distancés. Le président du RHDP, Adama Bictogo, a salué une victoire « du peuple ivoirien », estimant que les électeurs ont confirmé leur confiance au chef de l’État. Les résultats définitifs sont attendus début novembre.
Pendant ce temps, au Cameroun, la tension reste vive à Douala après l’annonce de la réélection du président Paul Biya avec 53 % des suffrages. Des violences ont éclaté pour la deuxième journée consécutive : routes barricadées, incendies, affrontements et tirs à balles réelles. L’armée a été déployée dans plusieurs quartiers pour tenter de ramener le calme.
Des habitants expriment leur colère face à la situation socio-économique et contestent la légitimité du scrutin. « Paul Biya a beaucoup fait pour nous, mais il doit laisser la place », confie Max Ndongmo, un résident de Douala, symbole d’une jeunesse désabusée.
L’opposant Tchiroma appelle à une mobilisation générale pour « défendre la vérité des urnes », tandis que le climat politique reste tendu dans les deux pays d’Afrique centrale et de l’Ouest.

