La tension sociale au sein de l’administration parlementaire semble connaître un début d’apaisement. En mission au nom de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), le premier secrétaire chargé de la syndicalisation, Aboubacar Kaba, a annoncé ce matin des avancées significatives dans le traitement de la plateforme revendicative des travailleurs.
Mandaté par le secrétaire général de la centrale syndicale, Abdoulaye Camara, Aboubacar Kaba a expliqué que leur présence s’inscrit dans le cadre du suivi d’un dossier jugé sensible, impliquant la section syndicale du Parlement, affiliée à l’USTG.
Un point majeur déjà obtenu : le statut particulier signé
Au cœur des revendications figurait l’adoption du statut particulier de l’administration parlementaire. Selon le responsable syndical, ce point essentiel a connu une avancée majeure avec la signature du document, intervenue tard dans la soirée du mardi.
« Le point nodal, c’était le statut particulier. Heureusement, il a été signé », a-t-il déclaré, tout en précisant que d’autres préoccupations restent à examiner.
D’autres revendications en cours de traitement
Parmi les points encore en discussion, les syndicalistes évoquent notamment des incohérences dans la gestion des cotisations sociales des travailleurs, partagées entre la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS).
Selon Aboubacar Kaba, ces dysfonctionnements traduisent un manque de structuration administrative antérieure, désormais mis en lumière grâce à l’existence d’une section syndicale active au Parlement. « C’est la première fois dans l’histoire de la Guinée qu’une section syndicale au Parlement obtient des résultats concrets », a-t-il souligné.
Suspension des mouvements de protestation
Dans une démarche de responsabilité, l’USTG affirme avoir appelé les travailleurs à suspendre tout mouvement de protestation, notamment les sit-in, afin de favoriser un climat propice aux négociations.
Une commission a été mise en place pour poursuivre les discussions avec les autorités parlementaires, avec pour objectif de parvenir à une satisfaction complète des revendications.
Le syndicat du Parlement salue les avancées, mais reste vigilant
De son côté, le secrétaire général du bureau syndical de l’administration parlementaire, Ismaël Gassim Kalissa, a salué l’implication de la centrale syndicale et les progrès réalisés.
Il a toutefois insisté sur la nécessité d’adopter rapidement les arrêtés d’application du statut particulier, indispensables pour rendre effectifs les avantages professionnels des travailleurs.
« Un statut sans arrêtés d’application ne veut rien dire », a-t-il affirmé, évoquant notamment les primes d’ancienneté, l’assurance maladie et les droits à la retraite.
Le dossier FUGAS toujours en suspens
Autre point de crispation : le dossier FUGAS, relatif aux primes liées aux travaux parlementaires. Bien que les autorités du Conseil national de la transition (CNT) estiment que ce dossier est antérieur à leur gestion, les syndicalistes exigent des avancées concrètes.
Faute de solution rapide, le bureau syndical n’exclut pas de recourir à d’autres formes d’actions pour obtenir gain de cause.
Vers une sortie progressive de crise
Un mémorandum d’entente a été signé entre les différentes parties pour encadrer la poursuite des négociations et stabiliser la situation.
Pour l’heure, les discussions se poursuivent dans un climat jugé constructif, avec l’espoir d’une résolution complète de ce conflit social dans les prochains jours.

